Dérives communautariste : une association veut débaptiser les écoles portant le nom de Colbert


Dix personnalités françaises ont décidé de s'attaquer à l'Histoire de notre pays en demandant la suppression du nom « Colbert », des écoles de la République.

A la suite des événements qui avaient secoués Charlottesville, aux Etats-Unis, des tensions étaient nées dans tout le pays concernant des statues à la gloire de personnalités sudistes et représentants, pour certains, l'esclavagisme. C'est pour cela que, le 14 septembre 2017, la statue du général Lee avait été enlevée à Dallas.

En France, le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) a publié une tribune dans le journal Le Monde demandant de débaptiser les lycées et collèges qui portent le nom de Colbert. Une vingtaine d'établissements seraient concernés.

Jean-Baptiste Colbert (1619 – 1683) était l'un des principaux ministres de Louis XIV, et contrôleur général des finances de 1665 à 1683. Financier visionnaire, il fut le principal artisan du redressement économique de la France. Il a créé l'un des premiers « gendarmes des marchés » de l'histoire. Cette théorie a été largement reprise par de très nombreux économistes à travers le monde. Outre, ces réformes qui ont contribué à la grandeur de notre pays, l'homme a aussi sa part d'ombre. En effet, il a été l'instigateur du Code Noir, promulgué deux ans après sa mort.

C'est pour cette dernière raison que des militants antiracistes qui comprennent notamment Louis-Georges Tin, le président du Cran, Harry Roselmack ou encore Lilian Thuram, ont signé cette tribune. Quelques extraits :

« Tous les médias ont parlé de Charlottesville. Mais rares sont ceux qui ont évoqué ce problème dans le contexte français. »

« On ne pourra sans doute pas modifier tous les symboles liés à l’esclavage dans l’espace public, tant ils sont nombreux et intimement liés à notre histoire nationale. Mais on ne peut pas non plus ne rien faire, en restant dans le déni et dans le mépris, comme si le problème n’existait pas. »

« Comment peut-on sur un même fronton inscrire le nom de 'Colbert', et juste au-dessous, 'Liberté, Égalité, Fraternité'. »

Mais cette démarche est loin de plaire à tout le monde. Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction et proviseur du lycée Duruy à Paris, s'exaspère :

« Le Cran est une organisation à la recherche de visibilité. Ce n’est pas la première fois qu’ils font ce genre de sorties. Si l’on rebaptise les lycées Colbert, alors il faudra détruire les centre-villes de Nantes ou La Rochelle qui ont été bâtis avec l’argent de la traite négrière. »

« Non seulement Colbert a vécu un siècle avant les premières remises en questions de l’esclavagisme, mais en plus la volonté du code noir est justement d’appliquer un texte de Loi, aussi terrible soit-il pour un lecteur d’aujourd’hui, sur une situation qui échappait à toute législation : l’esclavage aux Antilles. »

« A ce moment-là, on finira par donner aux écoles des numéros! On trouvera toujours des faces sombres chez n‘importe quel personnage historique. Il ne faut pas tout balayer pour autant. »

Des politiciens ont également vivement réagit à cette initiative.

Gilbert Collard, avocat et député :
« Le Pdt du Cran invite à "débaptiser les collèges et lycées Colbert": avec ce délire"icoconoclaste" la France va devenir un pays anonyme ! »

Charles Beigbeder, homme d'affaires et homme politique :
« Laisse Colomb, Colbert et Lee en paix ! Et occupe-toi des tortionnaires qui génocidèrent tranquillement l'Afrique pendant 1300 ans ! »

Henri Guaino, ancien ministre, conclut fort justement :
« On sombre dans le ridicule et cela crée des déchirures et des affrontements inutiles dans la société française. »



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Une école bannie les jupes pour ne pas offenser les transgenres


Au Royaume-Uni, une école a pris la décision d'interdire le port des jupes afin de ne pas offenser les élèves transgenres et certains parents qui n'apprécient pas les jupes courtes portées par les demoiselles.

Cette décision très controversée a été décidée par l'administration de l'école secondaire Priory School à Lewes. L'établissement britannique souhaite rendre son uniforme « neutre du point de vue du genre ». En faisant, il souhaite ne plus offenser les étudiants transgenres.

Les élèves de 7ème devront porter des pantalons gris au lieu des traditionnelles juges tandis que les étudiants de la 8ème et la 11ème adopteront un nouvel uniforme.

L'école, qui accueille des étudiants âgés de 11 à 16 ans, aurait reçu des « plaintes de parents à propos de jupes (trop) courtes ».

De nombreux parents se sont vigoureusement opposés à cette décision choquante. Une mère de famille s'offusque :

« Ma fille a dit qu'elle avait un sexe et qu'il était féminin, alors il est important pour elle de ne pas être neutre en termes de genre quand elle a un sexe, car elle est fière d'être une fille. »



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